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»DISCOURS DU PRESIDENT JAMES A.
MICHEL
A L’OCCASION DE LA FETE NATIONALE 2005
Index des sujets traités
Chers frères et sœurs seychellois,
Il y a douze ans, nous, peuple seychellois, nous avons adopté
une nouvelle constitution et créé la Troisième République. Nous
avons mis en place de nouvelles structures, de nouvelles
institutions et de nouveaux symboles pour la nation
C’était une étape très importante dans notre histoire. C’était
aussi un moment décisif, le début d’une nouvelle étape pour
notre jeune nation.
Quel Seychellois, où qu’il se trouve, peut écouter l’hymne
national sans avoir le cœur rempli d’émotion ?
Lequel d’entre nous, voyant le drapeau seychellois flotter, ne
sent pas son cœur plein de joie et de fierté ?
Et les paroles de la Constitution résonnent dans nos esprits. «
Nous, peuple seychellois, reconnaissant envers Dieu
tout-puissant de nous avoir permis de vivre dans l’un des plus
beaux pays du monde… » Voila ce que dit le préambule. Et tous
les articles suivants nous pénètrent d’un sentiment profond.
Tout Seychellois qui a à coeur l’amour de son prochain, l’amour
de son pays, la solidarité, la justice sociale, la dignité de
l’être humain, le bien-être et la prospérité des Seychelles, le
respect de la loi, la liberté, la démocratie…se retrouve et se
reconnaît dans notre constitution et dans les autres symboles de
notre nation.
Oui, frères et sœurs seychellois, c’est cela que nous célébrons
aujourd’hui.
Le 18 juin est cette grande fête qui nous réunit au nom de
valeurs que nous avons en commun, au sein d’une nation fière et
qui va de l’avant dans le monde.
Nous sommes heureux que nous tous – enfants, jeunes, adultes,
retraités - nous nous sommes mobilisés et nous voulons
contribuer par notre présence à l’ambiance de fraternité et
d’unité de ce grand événement.
J’aimerais saluer tous les Seychellois et leur dire à quel point
je suis personnellement heureux et fier que nous nous
retrouvions ainsi pour marquer ensemble cette journée spéciale,
dans la paix et l’harmonie.
Dans ce monde moderne souvent divisé et affaibli par toutes
sortes de conflits et de rivalités, notre petit pays peut donner
l’exemple d’une nation unie, solidaire et forte, respectée et
considérée comme un partenaire à part entière sur la scène
régionale et internationale.
C’est dans ce contexte que notre Fête Nationale aujourd’hui
revêt une dimension spéciale car nous avons un invité de marque
parmi nous.
Frères et sœurs seychellois, Excellences,
Mesdames et Messieurs, merci de vous joindre à moi pour
souhaiter dans la tradition créole une chaleureuse bienvenue à
Madame Manto Tshabala Msimang, Envoyé Spécial du Président Thabo
Mbeki, à l’occasion de notre Fête Nationale.
Madame le Ministre,
C’est un plaisir et un honneur de vous avoir avec nous lors de
notre Fête Nationale. Votre présence témoigne de la force des
liens d’amitié et de coopération croissante existant entre les
Seychelles et l’Afrique du Sud. Elle témoigne aussi de
l’importance que nous attachons aux valeurs que nous avons en
commun : notamment sociales, morales et de progrès économique,
ainsi que la règle de droit, la justice sociale, le bien-être de
notre peuple et la démocratie.
Nous faisons partie du grand continent africain. Nous partageons
aussi le grand rêve africain et les aspirations de notre
continent. L’Afrique a un potentiel énorme et elle revendique
dans le monde la place qui lui revient de droit.
Laissez-moi vous redire que le concept de « Renaissance
Africaine » dont la République d’Afrique du Sud s’est faite le
champion, est aussi très proche de nos cœurs, ici aux
Seychelles, et nous nous en inspirons également dans notre
démarche pour amener une croissance durable, la stabilité, la
paix et une participation équitable de notre pays dans
l’économie mondiale.
Sentez vous chez vous et bénéficions ensemble de nos expériences
respectives.
Frères et sœurs seychellois.
Le jour de mon assermentation, je vous ai dit que j’avais besoin
de votre soutien pour que nous accomplissions ensemble une
nouvelle mission. Et nous avons beaucoup fait. Quand je regarde
devant moi et autour de moi, je vois un peuple qui est déterminé
à défendre les progrès que nous avons obtenus ensemble et qui
est prêt à faire face aux défis qui nous attendent. Nous y
parviendrons si nous saisissons toutes les opportunités et si
nous utilisons sciemment tous les outils et les ressources qui
sont à notre disposition.
J’avais également insisté sur le fait que l’unité nationale est
la clé du succès. Je tiens à réaffirmer l’importance de cette
unité pour le progrès du pays, aujourd’hui et demain. Grâce à
l’unité nationale nous avons réussi à concilier des opinions et
à mobiliser des énergies dans une même direction. C’est grâce à
cette même unité que nous avons pu démarrer un nouveau programme
de développement que nous mettons en œuvre pour le bénéfice de
tous.
Vous vous souvenez que j’ai également pris l’engagement, en mon
nom propre et au nom de mon gouvernement, d’être toujours à
l’écoute et de rester ouvert à toute consultation et à tout
dialogue. J’ai tenu ma parole.
Je poursuis mes consultations et je le fais aux racines mêmes de
notre société, dans les districts. Le gouvernement doit rester
en contact très proche avec le peuple : sur ce point nous
pouvons, aux Seychelles, devenir un modèle pour le monde.
Lorsque prendra fin cette série de consultations dans les
districts, je me serai enrichi d’une connaissance approfondie de
ce que notre petite communauté ressent, de ce qui l’affecte le
plus, du type de développement qu’elle espère et de la manière
dont elle entend contribuer à l’avancement du pays.
J’ai beaucoup appris. Je vous ai écoutés. J’ai sympathisé avec
vous dans vos difficultés. Mais en même temps, sans faire de
fausses promesses, je vous ai donné l’espoir qu’un changement
est en cours, que votre situation va s’améliorer.
Chaque fois que je rencontre nos compatriotes, ils reconnaissent
que la vie est meilleure et que nous faisons des progrès. Ils
expriment la nécessité de poursuivre dans la voie que nous avons
tracée. Mais ils me font part aussi de leurs soucis. Ce qui
revient le plus souvent dans nos échanges c’est (i) le coût de
la vie (ii) l’emploi (iii) le logement. Il y a d’autres
problèmes bien sûr auxquels nous devons faire face mais les
trois que je viens de citer restent la préoccupation principale.
Coût de la vie
Peuple seychellois
Le monde est devenu un village global. Grâce à cette révolution
dans la communication et les technologies de l’information,
ainsi qu’à la libéralisation du commerce, notre monde est devenu
différent. Nous sommes confrontés à ce que nous appelons la
mondialisation.
La mondialisation a un impact sur tous les pays, les grands
comme les petits. Dans ce monde moderne, nous avons besoin
d’entreprendre des réformes pour survivre. Mais réforme ne veut
pas dire libéralisation sauvage. Un système pareil amènerait la
souffrance dans notre pays. Nous devons garder le contrôle de ce
que nous faisons. Nous devons toujours rester conscients du
résultat et des conséquences des réformes que nous entreprenons.
L’intérêt du peuple doit être protégé. C’est ce que nous faisons
et c’est pour cela que le peuple soutient le gouvernement
Lorsque nous parlons du coût de la vie nous devons bien nous
rendre compte de ce qui se passe dans le monde. Par exemple
lorsque le prix du pétrole augmente cela a une incidence directe
sur les prix de production, ainsi que sur le transport et
l’assurance des marchandises et matériaux que nous importons. La
situation se complique encore avec les variations dans les taux
de change.
Mais il y a d’autres facteurs qui affectent le coût de la vie,
ici. Ce sont les distorsions commerciales dans notre pays.
Vous le savez tous, le permis d’importation est aboli depuis
janvier 2005, sauf pour certains produits comme les médicaments
et pour certains d’autres produits. Le tarif d’importation sur
près de 250 articles a été réduit et est de zéro actuellement;
dans ces 250 articles, il y a plus de 50 produits que nous
utilisons dans la vie de tous les jours. Nous avons aussi réduit
la taxe sur le commerce applicable à une longue liste de
produits, et ceci plus tôt que nous l’avions programmé. Pendant
l’année écoulée, le gouvernement à fait sa part pour que le prix
des marchandises descende.
Que remarquons nous ? Une plus grande variété de produits dans
les boutiques. Mais aussi une grande différence dans les prix !
Et c’est cela qui crée des frustrations. Même s’il y a plus de
choix, les gens se plaignent du prix.
Certains marchands ne simplifient pas les choses. Le
gouvernement a fait en toute bonne foi certains changements dans
l’économie. Mais pour que les consommateurs puissent en
bénéficier, il faut que toutes les parties concernées coopèrent.
Un facteur qui agit sur les prix, c’est cette pratique qui
consiste au départ à soumettre des « factures » inexactes.
Il est vrai que les hommes d’affaires ont besoin de réaliser des
profits. Mais il est dans l’intérêt de tous que ces profits
soient honnêtes, pas excessifs. Ne pensons pas uniquement à
notre gain personnel mais aussi au bien-être de la communauté,
de la société dans laquelle nous vivons.
Le prix des marchandises doit être stabilisé.
Le gouvernement continuera à remplir son rôle en ce qui concerne
la réduction du coût de la vie. En même temps, je continuerai à
demander que le secteur privé lui aussi assume ses
responsabilités dans un grand effort national.
L’emploi
Un autre sujet de préoccupation, c’est la situation de l’emploi.
En tant que peuple, nous devons nous demander ce que nous
pouvons faire pour améliorer la situation de l’emploi. Nous
devons être plus productifs. Nous devons travailler
consciencieusement et de notre mieux. Surtout nous avons besoin,
au départ, d’avoir un esprit ouvert et d’être prêts à saisir les
opportunités d’embauche.
Nous devons avoir à l’esprit que tout travail apporte un salaire
à la fin du mois. Tout travail est noble et donne de la dignité
à l’être humain.
La situation de l’emploi peut s’améliorer et nous allons le
faire grâce à une stratégie qui comporte les éléments suivants :
Renforcement des programmes pour éliminer le manque d’emploi.
A savoir :
-
Le
programme pour donner un emploi permanent à ceux qui recherchent
activement du travail,
-
Le
programme de développement des compétences,
-
Le
développement des petites entreprises,
-
Le
plan d’apprentissage,
-
Le
plan d’aide aux sans-emploi (URS),
-
L’embellissement des districts,
-
La
création de petites entreprises dans les districts.
Au travers de ces programmes destinés à faciliter à terme
l’obtention d’emplois permanents, nous ciblons tous les chômeurs
qui sont enregistrés et qui ont envie de travailler.
Le gouvernement investira dans ces programmes tous les moyens et
ressources nécessaires à leur succès.
Nous revoyons notre programme d’apprentissage et de formation
pour mieux développer les compétences des jeunes. C’est un
aspect essentiel des choses : assurer la formation qui permet
ensuite de maîtriser un métier.
Nous veillerons aussi à mettre en place les dispositions
encourageant les employeurs du secteur privé à aider le
gouvernement dans ces programmes destinés à donner aux jeunes
des formations.
Nous qui sommes dans le gouvernement, ou dans le secteur privé,
ou à la recherche d’un emploi, nous devons changer d’approche.
Nous devons chercher pourquoi certains parmi nous, même après
avoir reçu une formation, ne veulent pas de certains emplois ou
ont des difficultés à trouver du travail alors que les
entreprises demandent la permission de faire venir des
étrangers.
Toutes les possibilités d’emploi qui existent dans le pays ont
été créées pour nous Seychellois et nous devrions saisir toutes
ces opportunités tandis que le gouvernement poursuit son
investissement pour créer davantage de travail dans tous les
domaines.
Le deuxième élément de notre stratégie recouvre deux secteurs
principaux que nous voulons renforcer : le tourisme et la pêche.
Notre plan stratégique pour le développement du secteur du
tourisme est déjà en place et il commence à donner des
résultats.
Le plan stratégique à long terme pour le développement de la
pêche commerciale et industrielle sera mis bientôt en place, en
consultation avec les acteurs principaux de ce secteur clé.
De nouveaux investissements vont créer 3000 nouveaux emplois
dans l’industrie du tourisme pendant les deux à trois ans à
venir, et 500 nouveaux emplois dans le domaine de la pêche.
Nous allons intensifier nos efforts pour localiser autant de
postes que possible.
L’année prochaine 250 jeunes, filles et garçons, obtiendront
leur certificat professionnel à l’Ecole SHTTC et les démarches
ont déjà commencé pour qu’ils trouvent des emplois dans les
hôtels. Pour ceux qui ont vraiment envie de travailler, les
emplois ne manquent pas. Leur avenir leur appartient.
Il y a une dizaine d’hôtels, moyens et grands, qui sont soit en
cours de rénovation ou d’agrandissement, soit en cours de
finition ou bien encore, qui vont être construits en 2006-2007.
Le Northolme s’agrandit. La réfection de « Le Barbaron » est
pratiquement achevée. Le Banyan Tree augmente sa capacité
hôtelière. Il y a d’autres grands projets à Port-Launay, Anse
Louis, Petite Anse, Eden à l’extérieur de Roche Caiman, ainsi
que l’hôtel Transit, l’hôtel Alamanda, et des projets à
Silhouette et dans les Iles Eloignées.
Ces projets vont générer beaucoup de postes de travail.
Tous les responsables de ces projets hôteliers ont insisté sur
leur préférence pour une main-d’œuvre seychelloise car ils
veulent que leurs clients vivent une expérience seychelloise
authentique, ce qui est aussi bien sûr la volonté du
gouvernement.
J’espère que nous saurons tous, et surtout les jeunes, tirer le
meilleur parti de ces possibilités d’emploi. Je veux aussi
renouveler mon appel auprès des responsables de l’industrie
touristique afin qu’ils mettent en place des conditions
favorables pour attirer et garder la main d’œuvre seychelloise
dans ce secteur vital de notre économie.
Un troisième élément important de notre stratégie pour amener
plus d’emplois et de richesses dans le pays, c’est la création
et la promotion des petites entreprises.
Je constate avec plaisir que l’Agence pour la Promotion des
Petites Entreprises (SENPA) joue un rôle essentiel dans ce
domaine. Aujourd’hui, la création d’une entreprise s’avère une
opportunité pour tous. Notre but est de développer surtout les
petites et moyennes entreprises afin que tout le monde puisse
participer au développement économique du pays.
Le budget 2005 a facilité les choses et il a prévu des
dispositions pour venir en aide à ceux qui veulent prendre une
part active dans notre économie.
Ainsi, nous faisons beaucoup pour le développement des petites
activités domestiques de type artisanal.
Cela s’adresse à toutes les personnes qui ont un certain talent,
qui trouvent là un débouché et qui préfèrent un travail à la
maison, soit comme gagne-pain, soit pour avoir un revenu
complémentaire.
Je suis satisfait de voir que beaucoup de gens ont saisi cette
opportunité. Lorsque leur nombre augmentera, nous aurons aussi
une économie plus vivante puisqu’elle bénéficiera aussi de leur
créativité et de leur esprit d’initiative.
Depuis que nous avons commencé à promouvoir les productions
artisanales, en juillet 2004, plus de 300 petites activités de
ce type ont été enregistrées, dont une centaine par des familles
qui en vivent.
Après le lancement par le SENPA, en collaboration avec les
media, d’une nouvelle campagne de publicité, tout récemment,
davantage encore de personnes ont manifesté de l’intérêt pour ce
type d’activité.
En raison du potentiel de ces activités artisanales comme
nouvelle source de revenus pour les familles et de création
d’emplois, nous venons de réviser – pour les rendre plus rapides
-l’ensemble des procédures d’enregistrement.
Nous avons également mis en place des facilités de prêt pour
aider ce secteur.
J’encourage tous ceux qui cherchent un emploi, surtout les
jeunes, à considérer cette nouvelle option qui permet de bien
gagner sa vie.
Le SENPA est là pour aider les petites et les moyennes
entreprises, pour les conseiller, leur apporter une assistance,
financière, au niveau de la formation, sous forme d’atelier, etc…
Nous devrions développer cet esprit d’entreprise afin de
produire davantage par nous même, soit pour réduire nos
importations, soit en vue de l’exportation. Dans ce contexte, le
gouvernement continuera à prendre toutes les mesures nécessaires
à la protection de la production locale. En même temps, il faut
que nous continuions à améliorer la qualité de nos produits
locaux tout en les maintenant à un prix raisonnable.
Le logement
Après l’éducation et la santé, la construction des logements est
le domaine social dans lequel le gouvernement investit le plus.
Ce gouvernement construit des maisons ! Et il continuera à le
faire car nous considérons que toute personne mérite d’avoir un
toit, pas seulement en fonction de ses revenus mais aussi de ses
besoins.
Ceci dit, il faut bien se rendre compte que malgré tous les
efforts du gouvernement, malgré tous les moyens et toutes les
ressources que nous investissons dans le logement, on ne peut
satisfaire toutes les demandes à la fois.
J’ai bien conscience du nombre de personnes dans ce cas. Je suis
touché par leur situation. Aujourd’hui, je veux dire à nos
frères et à nos sœurs qui n’ont pas un logement à eux de ne pas
perdre espoir. Leur tour viendra. Je leur promets que le
gouvernement continuera la politique visant à donner un toit à
chaque famille seychelloise.
En 2004, 372 familles se sont installées dans des maisons
construites par le gouvernement ; 587 ont obtenu un « prêt »
pour construire une maison sur leur propre terrain et 146 pour
construire sur le terrain d’un parent.
En 2005, les travaux de construction de 205 maisons
supplémentaires seront achevés et 508 autres maisons sont en
cours de construction. Nous allons également entreprendre les
travaux de réhabilitation ou bien de reconstruction de 235
maisons représentant des cas d’urgence en raison de leur état
actuel.
Le développement de l’habitat sur l’île Aurore et le gros projet
« Persévérance » contribueront largement à notre programme en
faveur du logement.
Nous allons continuer à faire tout notre possible afin de
construire des habitations, dans la mesure de nos moyens. Dans
le même temps, il importe que les propriétaires et les
locataires de ces maisons aient une attitude très responsable.
Nous leur demandons de bien entretenir ces logements. Nous leur
demandons aussi de payer leur loyer ou de rembourser leur prêt,
dans les délais. Ils doivent penser à ceux qui attendent d’avoir
une maison et ils doivent se dire que le revenu que le
gouvernement tire de cette activité, il le réinvestit dans la
construction d’autres logements.
Frères et sœurs seychellois,
En l’espace d’un an, malgré toutes nos difficultés, nous avons
beaucoup accompli ensemble. Nous accomplirons encore plus à
l’avenir si nous allons dans la même direction. C’est votre
confiance qui me donne le courage de continuer. C’est votre
confiance qui m’aide à traduire mes engagements en actes. Qu’il
s’agisse de la réforme fiscale et monétaire, de la réforme
structurelle et administrative, des mesures d’incitation dans
les secteurs de l’agriculture, de la pêche et du tourisme, de la
libéralisation du commerce, de l’aide aux petites entreprises,
de la réduction des taxes commerciales, des comptes bancaires en
devises étrangères, de l’augmentation de la transparence du
gouvernement…cela représente un progrès. Je ferai tout ce que je
me suis engagé à faire. Je considère qu’il s’agit là d’un
contrat entre le peuple et moi.
J’aimerais dire quelques mots pour illustrer ce que nous avons
fait ensemble depuis cette année écoulée.
La santé
Dans le discours sur la loi de Finance 2005, j’ai indiqué que je
mettrai tout en œuvre pour améliorer nos services de santé.
J’en ai fait ma priorité et je continuerai à suivre de très près
ce qui se passe à l’hôpital et dans les cliniques, afin
d’obtenir les améliorations que nous voulons tous.
Je perçois les résultats que nous avons déjà obtenus comme un
motif d’encouragement et de fierté.
Nous modernisons les unités maîtresses de l’hôpital, comme le
bloc opératoire et les « premiers soins » ; le laboratoire a été
refait et il peut maintenant pratiquer des tests complexes. De
nouveaux équipements sophistiqués sont installés, dont un
deuxième scanner à la fin du mois et d’autres équipements encore
pour renforcer notre capacité de diagnostic.
L’hôpital de Baie Sainte Anne qui dessert aussi Grand Anse et La
Digue disposera prochainement d’un équipement de radiologie et
d’ultrasons. Cet hôpital aura également un médecin à plein temps
pour les petites interventions chirurgicales sur place, ainsi
qu’un gynécologue.
Toutes les cliniques ont reçu du matériel nouveau pour faciliter
leur travail et aussi pour améliorer la qualité de leur
environnement professionnel.
Nous avons établi un centre consacré au développement de
l’enfant dans la clinique de Rivière Anglaise. Un médecin est
attaché spécialement à ce centre.
Nous avons réduit considérablement le nombre d’opérations de la
cataracte qui est tombé de 400 à 100. Vers la fin 2005 toutes
les opérations de la cataracte, aujourd’hui en attente, auront
été pratiquées. Il n’y a plus de cas d’attente pour des
radiographies.
Le gouvernement poursuit son effort pour rendre plus efficaces
nos services de santé. Nous allons continuer à accorder beaucoup
d’attention à la formation du personnel ainsi qu’à
l’amélioration de ses conditions de travail. Nous maintiendrons
aussi nos efforts pour disposer des médicaments et des
équipements qui nous permettront d’étendre la liste des
traitements proposés localement.
Chers frères et sœurs seychellois, nous devons bien nous rendre
compte que tout cela coûte beaucoup, surtout pour un petit pays
comme le nôtre avec une aussi petite population. Il est
important que nous utilisions nos ressources de manière
optimale, sans gaspillage. C’est une exigence pour le personnel
de la santé ainsi que pour chaque personne qui a besoin de
soins.
Je saisis cette occasion pour remercier tous ceux qui apportent
leur contribution à l’amélioration de nos services de santé,
notamment les médecins, les infirmiers et les autres employés
des hôpitaux et des cliniques. Je veux aussi remercier les
individus et les organisations qui font des dons d’équipements.
L’investissement national
Les investissements qui sont faits ici – par des Seychellois ou
des étrangers (Investissement Direct Etranger) – sont gérés par
le Bureau Seychellois des Investissements. Cette institution
fonctionne très bien.
C’est là que se rendent les Seychellois et les étrangers qui
veulent investir dans notre pays.
Nous voulons que les Seychelles deviennent un endroit où il est
facile de présenter un projet d’investissement, d’entreprendre
et de développer une affaire commerciale. Si nous voulons
produire plus de richesses et donner à davantage de Seychellois
une chance de faire des affaires, nous devons aussi être
déterminés à faciliter les investissements sur place.
Le mois prochain, le Bureau des Investissements aura un an
d’existence.
Pendant cette période, il a approuvé plus d’une centaine de
projets de développement pour une valeur approximative d’un
billion de roupies. Ces investissements sont répartis en trois
catégories : (i) le tourisme (ii) les projets résidentiels et
commerciaux (iii) les projets industriels. Les projets que ce
bureau a approuvé dans le domaine touristique représentent une
valeur d’environ 800 millions de roupies, soit sous forme IDE,
soit sous forme d’investissement conjoint seychellois-étranger,
soit sous forme d’investissement seychellois. Dans les autres
secteurs, les investissements ont été faits en majorité par des
Seychellois.
Le volume de ces investissements donne une indication claire du
haut niveau de confiance que les investisseurs étrangers, comme
les investisseurs seychellois, ont dans le pays. C’est un bon
signe pour l’économie nationale lorsqu’un investisseur
seychellois est majoritaire dans un gros projet hôtelier, comme
ceux de Port Launay et d’Anse Louis.
Je suis heureux de constater que des Seychellois répondent à
l’appel que j’avais lancé pour que nous entreprenions nous aussi
de grands projets d’investissement dans notre pays.
Je suis également heureux de noter que ces entrepreneurs donnent
la possibilité à des Seychellois de participer à leur projet en
achetant des actions.
L’autre réussite du Bureau des Investissements, c’est la
préparation d’un Code des Investissements qui sera présenté
devant l’Assemblée Nationale le mois prochain.
Ce Code des Investissements constitue un cadre légal protégeant
les investissements, offrant aux investisseurs des avantages
fiscaux et définissant les procédures en cas de litige.
Par ailleurs, le Bureau des Investissements mène une étude sur
les contraintes qui ralentissent les projets d’investissement.
Privatisation
Le but de notre programme de privatisation est de permettre aux
Seychellois de devenir actionnaires des entreprises
paraétatiques et de participer ainsi activement à l’économie du
pays. Notre but est également de favoriser l’emploi.
Le programme de privatisation se déroule suivant le calendrier
annoncé.
Nous voulons continuer à développer un esprit d’entreprise et à
encourager la population à saisir toutes les occasions de faire
des affaires aux Seychelles.
Le programme de privatisation crée ce type d’opportunité.
Réforme
institutionnelle
La réforme institutionnelle que j’avais annoncée a eu lieu.
La Banque Centrale est devenue une institution indépendante et
elle gère efficacement la politique monétaire des Seychelles.
Son rapport pour le premier trimestre 2005 est encourageant.
Le Bureau National des Appels d’Offres fonctionne de manière
efficace et transparente.
L’Autorité de l’Aviation Civile, que nous avons mise en place il
n’y a pas très longtemps, joue déjà son rôle dans la
modernisation et la commercialisation de notre aéroport.
La création du Bureau Seychellois du Tourisme, qui comprend des
représentants du secteur publique et du secteur privé, renforce
le partenariat visant à promouvoir la destination Seychelles et
à développer notre produit touristique.
Nous espérons qu’avec les concessions que nous avons accordées,
notre industrie touristique fonctionnera mieux, sur la base d’un
meilleur rapport qualité-prix et d’un plus grand nombre de
visiteurs.
Mais je dois dire qu’il reste beaucoup à faire pour atteindre ce
niveau de qualité que nous ambitionnons dans notre industrie
touristique.
Port Victoria est devenu plus efficace et plus compétitif depuis
que l’Autorité du Port des Seychelles assume les responsabilités
de la Division du Port et de la Marine. Port Victoria commence
déjà à fonctionner 24h/24 et notre intention est d’en faire le
port le plus efficace et l’un des plus compétitifs de la région
afin que les bateaux, spécialement les bateaux de pêche
industrielle continuent à venir ici, garantissant ainsi du
travail aux Seychellois.
Pétroliers
Aujourd’hui, nous possédons trois pétroliers modernes qui
constituent une autre source de devises pour le pays et qui
offrent des possibilités d’emploi à la jeunesse.
Récemment nous avons signé un accord pour la construction de
deux pétroliers supplémentaires, à partir de l’année 2007. C’est
une chance commerciale pour le pays et nous en profitons pour
investir dans notre avenir.
Nos pétroliers sont un motif de fierté pas uniquement parce
qu’ils apportent des devises et créent des possibilités d’emploi
mais aussi parce qu’ils représentent un symbole pour la
jeunesse.
Nous estimons que lorsque les cinq pétroliers seront
opérationnels, cela nous rapportera un profit annuel de 25 à 30
millions de dollars.
En ce qui concerne l’emploi, il y a déjà 27 jeunes Seychellois
qui travaillent ou se préparent à travailler à bord de ces
pétroliers. Ce chiffre pourra doubler dès lors que les deux
autres pétroliers seront opérationnels et que nos jeunes auront
acquis la formation nécessaire pour travailler sur ce type de
bateau.
Nous souhaitons que plus de jeunes se destinant à une carrière
en mer choisissent cette option.
Chers frères et sœurs seychellois,
Nous allons continuer à mettre en œuvre des mesures fiscales
afin d’atteindre nos objectifs et d’obtenir l’assistance dont
nous avons besoin là où des ajustements sont nécessaires.
Ensemble avec la Banque Mondiale, nous poursuivons nos
discussions avec les partenaires qui nous ont prêté de l’argent.
Dans le contexte des affaires, et aussi dans l’intérêt de la
jeunesse et du système éducatif, nous devrions encourager
l’accès à internet. Mais il faudrait pour cela que le prix des
connexions à internet soit meilleur marché !
Nous allons continuer à améliorer l’environnement économique
pour attirer davantage d’investisseurs étrangers et encourager
les Seychellois qui vivent à l’étranger ou ici, à investir dans
leur propre pays, créant ainsi plus de richesse et de bien-être.
Pour que les Seychelles restent compétitifs et pour que les
travailleurs comme les employeurs en tirent des bénéfices, il
est nécessaire que nous continuions à augmenter notre
productivité.
L’investissement dans de bons équipements, la formation, les
règlementations professionnelles, la réduction du gaspillage et
plus de rendement représentent des moyens d’être plus productif
et compétitif.
Nous devons faire en sorte que nos industries du tourisme et de
la pêche se développent et deviennent plus compétitives, pour
que nous augmentions le nombre de visiteurs et le revenu par
visiteur, ainsi que pour accroître nos exportations.
Nous devons investir dans une nouvelle culture de service
partout dans le pays, dans le secteur public comme dans le
secteur privé. Il faudrait que nos efforts pour améliorer la
qualité des services soient menés en parallèle de nos réformes
économiques et institutionnelles.
Nous devons prêter plus d’attention à ceux qui sont dans le
besoin et leur témoigner davantage de compassion. Trop souvent
certains d’entre nous sont indifférents aux problèmes d’autrui.
Cette attitude de laisser-aller devrait disparaître. Il faudrait
qu’il y ait plus de discipline dans notre travail si nous
voulons montrer au public que nous sommes sérieux dans ce que
nous faisons.
Pendant les six mois qui viennent, ma priorité sera la mise en
œuvre des autres mesures que j’ai annoncées dans le budget 2005
et dont j’ai déjà parlées, ainsi que de nouvelles initiatives.
Je ne peux pas faire de miracle mais je suis prêt à travailler
avec vous pour que les Seychelles aillent de l’avant. Nos
réussites tiennent à notre travail, notre dévouement, notre
amour et notre unité, il n’y a pas d’autre façon de faire ! Il
n’y a pas de retour en arrière possible ! Nous continuerons à
avancer sur le chemin du progrès.
« Nos enfants, notre trésor, notre
avenir »
Je
veux sincèrement remercier toutes les personnes, toutes les
organisations – églises, groupes religieux, associations,
groupes de jeunes, ministères – qui ont préparé le programme
autour du thème de cette année : Nos enfants, notre trésor,
notre avenir. Je sens que ce thème a vraiment uni notre peuple
et que nous prenons part collectivement à un grand mouvement
national autour des problèmes de l’enfance, et pour améliorer
nos programmes dans ce domaine.
Si notre pays et notre peuple mettent autant l’accent sur la
question de l’enfance, ce n’est pas parce qu’elle est à un tel
point problématique ici. Il y a beaucoup d’aspects positifs dans
la situation de nos enfants. Si nous insistons là-dessus, c’est
parce que nous voulons faire mieux, sachant qu’en faisant mieux
nous garantissons un avenir brillant à notre peuple.
Sur ce thème, nous avons eu beaucoup d’échanges sur ce que nous
devrions faire pour donner à nos enfants un meilleur départ dans
la vie.
Nous voulons plus de protection pour nos enfants. Nous voulons
les préserver de toutes sortes d’abus et de mauvaises influences
pour assurer leur bien-être. Dans ce contexte, nous allons
présenter devant l’Assemblée Nationale deux projets de loi qui
apporteront des amendements à la Loi sur les Enfants et au Code
Pénal. Cela amènera des sanctions plus sévères pour les abus et
la création d’une Commission Nationale pour la Protection des
Enfants.
Afin d’inculquer de bonnes valeurs à nos enfants, et d’épargner
pour leur futur, le gouvernement prend l’initiative d’ouvrir un
compte à la Banque d’Epargne pour chaque enfant né à partir du
1er janvier 2006. Nous verserons 1000 roupies dans le compte de
chaque nouveau-né et nous encouragerons les parents et les
familles à faire des contributions régulières. Ce compte a pour
but d’aider nos enfants à prendre un bon départ dans la vie.
Diplômés de
retour aux Seychelles
J’aimerais maintenant dire quelques mots de nos diplômés, de nos
jeunes qui font des études supérieures dans les universités et
les autres institutions similaires. C’est une des fiertés de
notre pays et du gouvernement de constater que tous les ans il y
a beaucoup de jeunes seychellois, venant de tous les milieux,
qui commencent ou terminent des études supérieures.
Ces jeunes représentent un grand investissement pour notre pays.
Cela coûte a peu près 4 millions de roupies pour former un
pilote de ligne international, 950.000 roupies pour former un
médecin, 400.000 roupies pour former un ingénieur et 300.000
roupies pour former un enseignant.
Pendant leurs études, nous souhaitons tous – leurs parents, la
population seychelloise, le gouvernement – qu’ils fassent de
leur mieux et réussissent. Quand ils terminent leurs études nous
attendons aussi qu’ils reviennent pour apporter en retour leur
contribution au développement du pays.
Il est important que tous les employeurs – dans le secteur
public comme dans le secteur privé – leur fassent un bon
accueil, les guident et les encouragent pour que les choses
progressent au mieux.
De même, nous attendons de ces diplômés qu’ils acceptent aussi
d’apprendre de ceux qui ont plus d’expérience, et qu’ils se
donnent à fond dans leur travail. Ainsi, avec cet esprit positif
et consciencieux, ils témoignent de leur reconnaissance pour
leurs parents et pour leur pays, pour la communauté de
travailleurs dont les efforts ont permis de financer leurs
études.
C’est la solidarité de notre société qui a rendu leur
qualification possible. Le peuple seychellois espère qu’ils
témoigneront d’un même esprit de solidarité pour contribuer au
bien-être de leurs parents, de leurs jeunes frères et sœurs, et
du peuple grâce aux efforts duquel ils ont pu faire des études.
Le gouvernement veut encourager nos « diplômés » et les aider à
s’établir quand ils reviennent ici. Nous savons que beaucoup ont
besoin d’assistance en matière de logement et c’est pour cette
raison que le gouvernement donne une allocation logement à ceux
qui travaillent dans le secteur public.
Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’annoncer une augmentation de
cette allocation logement qui passera de 1000 à 2000 roupies par
mois pendant une période de 2 ans. Cela prendra effet à partir
du mois prochain.
Nouveau système
de retraite des travailleurs
Il y a un an, j’ai annoncé qu’il allait y avoir certains
changements pour améliorer le système de retraite des
travailleurs. J’ai annoncé également une série de consultations
avec les employeurs, les employés et les autres parties
concernées pour connaître leurs points de vue, suggestions et
commentaires.
Nous avons procédé à des consultations sur tous les lieux de
travail et dans les districts avec les organisations nationales.
Après ce grand exercice, les propositions retenues ont intégré
certains paramètres financiers pour que le système de retraite
soit viable.
Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’annoncer que le gouvernement a
approuvé un nouveau système de retraite des travailleurs. Le
Plan de Retraite des Travailleurs sera remplacé par le Fonds de
Retraite des Travailleurs à partir du 1er janvier 2006. Ce
système prévoit l’augmentation du montant des retraites et
beaucoup d’autres bénéfices.
Avec ce nouveau système, un employé qui arrive à l’âge de la
retraite et dont le salaire moyen durant les cinq dernières
années est de moins de 2800 roupies par mois recevra une
retraite de 400 roupies par mois avec le « Fonds de Retraite »
en plus de la pension que lui versera la Sécurité Sociale et qui
est de 1600 roupies actuellement. Ceux qui ont un salaire moyen
entre 2800 roupies et 3600 roupies par mois gagneront entre 430
roupies et 800 roupies par mois en sus de leur pension de la
sécurité sociale. Les autres employés qui ont un salaire plus
élevé recevront une retraite dont le montant sera de leur
salaire moyen durant les cinq dernières années d’activité, en
sus de la pension de la sécurité sociale.
Ce nouveau « Fonds de Retraite » s’applique à tous les
travailleurs seychellois qui, soit ont accumulé 20 ans de
contributions au fonds de la Sécurité Sociale ou au Fonds de
Retraite, ou soit 10 ans de contributions consécutives dans le
Fonds de Sécurité Sociale ou dans le « Fonds de Retraite ».
Un travailleur peut prendre sa retraite à 60 ans s’il le veut,
mais obligatoirement à l’âge de 63 ans. Tous ceux qui prendront
leur retraite durant l’année 2005 à 63 ans ou pour raisons
médicales bénéficieront de ce système, comme ceux qui prendront
leur retraite en 2006.
Les employés du Gouvernement qui ont pris leur retraite à 63 ans
entre 1979 et décembre 2004 et qui n’ont pas de pension « de la
fonction publique » qui reçoivent la pension de sécurité sociale
recevront une allocation mensuelle supplémentaire de 400 roupies
à partir du 1er janvier 2006.
Pour mettre en œuvre ce nouveau système de retraite, nous allons
soumettre à l’Assemblée Nationale un projet de loi « Fonds de
Retraite des Seychelles », pour remplacer la « Loi portant sur
le Plan de Retraite des Seychelles ». Après l’approbation de ce
projet de loi, l’Autorité en charge du Fonds de Retraite lancera
un programme pour informer les membres du public et les employés
sur les lieux de travail, du contenu de ce système de retraite
et des avantages qu ils en retireront.
Frères et sœurs seychellois,
L’histoire de notre pays est une histoire de progrès. Notre
Troisième République est fondée sur des acquis et des
accomplissements qui datent en particulier de la Deuxième
République et que tout Seychellois dans le fonds de son coeur
reconnaît et dont il est fier.
Notre mission, notre but aujourd’hui, est de consolider ces
acquis et de surmonter les difficultés et les défis auxquels
nous devons faire face, afin d’amener notre pays plus en avant.
Il y a toujours des difficultés, que ce soit dans la vie d’un
individu ou dans la vie d’un pays. Ces difficultés sont plus
fortes par moments, que le pays soit grand ou petit.
Ce qui compte, c’est notre volonté et notre engagement pour
faire face aux problèmes et continuer notre chemin ensemble. Ce
qui est important, c’est que chacun d’entre nous prenne sa part
dans la résolution des problèmes. Nous partageons un même
destin.
Nous aurons toujours besoin de cet enthousiasme pour aller de
l’avant.
Le succès est à notre portée. Et nous aurons du succès.
Frères et sœurs seychellois.
Nous avons un rêve pour les Seychelles.. Faites que devienne
notre vision : une vison pour les Seychelles, des Seychelles
prospères, stables et qui se développent dans la paix. Des
Seychelles dans lesquelles nous vivons en harmonie, où l’unité
et l’amour soient notre façon de vivre. Des Seychelles unies et
solidaires où tous les enfants ont les mêmes chances, où nous
partageons les joies et les peines de notre prochain, où nous
travaillons ensemble pour le bien-être de tous, où nous
réussissons à progresser dans la vie sans mépriser les autres.
Des Seychelles qui brillent dans le monde, pas à cause de leur
taille ou de leur puissance, mais à cause de la qualité de vie
dont jouit le peuple, ainsi que de l’amour et de la compassion
qui existent entre nous.
Que Dieu bénisse les Seychelles !
Merci et bonne fête.
Le Président
JAMES A. MICHEL |
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